Jusqu'à ce jour, je cherchais à vous faire apprécier ces pages, plus pour leurs thématiques que pour leurs qualités figurinistiques et c'est bien normal vu le niveau actuel (presque inaccessible) de la discipline. Cependant, le temps passant, je ne désespère pas de présenter, un de ces quatre, une "peinture acceptable".
En fait, dans la vie, tout est souvent affaire de rencontres qui vont radicalement orienter notre évolution (ou régression...), voici mon parcours afin que vous puissiez mieux situer l'animal.
Tout d'abord, je me nomme Franck Padritge, et je suis né en 1960.

Dès mon plus jeune âge, j'étais passionné par les "petits soldats" (Airfix à l'époque) et je me suis mis à les peindre avec les peintures Heller qui étaient toujours brillantes, elles... et de gros pinceaux pas-en-martre-Kolinsky. Puis sont arrivées les peintures mates Humbroll, tout devenait d'un coup carrément "pot du pro" et non l'inverse.
Plus préoccupé par la peintures de mes gugusses que par les études, la vie active m'a vite rattrapé et là on ne badine plus avec les occupations de "gamins". Quand on est un homme, on ne joue plus qu'ils disaient - alors j'y ai cru... car bon, c'est important de devenir un homme, un vrai.
Mais chassez le naturel ... à la fin des années 80, j'ai découvert les gammes Héroic fantasy en plomb, c'était la première fois que je trouvais l'équivalent de mes petits soldats, mais en plomb et d'une finesse ! ça a été l'élément déclenchant le retour aux sources. Début 90, j'habitais Dijon et me renseignais sur la possibilité de rencontrer des figurinistes pouvant m'enseigner la technique de la fonderie, afin de me faire des armées à pas cher !!! On m'a conseillé l'association : "La Bourguignotte".

, était un lieu magique dont les membres de cette association réalisaient des dioramas de plus de un mètre carré, avec un réalisme saisissant. Doté d'un local d'exposition, c'était la caverne d'Ali Baba, les visiteurs ne tarissaient pas l'éloges sur le livre d'or lors des périodes estivales d'ouverture au public.
La principale leçon que j'ai intégrée est que l'on peut faire de la figurine sans forcément choisir un sujet militaire ou guerrier.
Le problème de ces gens-là (surtout du mien de par le fait), c'est qu'ils avaient une expérience de plus de 20 ans dans la figurine et que leur trip n'était même plus la conversion mais directement le "fait mains".
Il n'y eut d'autre choix que de tenter de sauter leurs 20 ans de savoir faire pour s'aligner directement sur la politique du club (mais 20 ans, ça ne se saute pas...).
De cette époque j'ai dû partager mon jardin en deux, d'un côté les figurines de collection en plomb en 30 mm (fantasy et historiques : si, si, il y en a de très belles, souvent bien mieux sculptées qu'en 54 mm) et de l'autre, la passion de la figurine scratchée en 54 mm.
Car malheureusement, (et là, je fais une parenthèse
hors Bourguignotte), les scissions entre "historique et fantastique", voire entre périodes historiques, les guerres d'échelles,etc. Etaient très marquées et perdurent encore, je le vois bien.
De plus, fort regrettablement reprises par quelques gogos de la nouvelle génération (Alors ? On cherche à imiter son papa ?).
Revenons au sujet, pendant cinq ans, je me suis rempli de "La Bourguignotte", tous les vendredis et plus souvent encore, je restais comme hypnotisé devant ces pièces vues et revues, mais toujours fascinantes. Ainsi j'ai pondu (aïe, ça doit faire mal) ma plaquette sur le château et commencé celle de la cathédrale.
En 1994, La Bourguinotte s'éteignait tristement. RIP.
Cette année là, je me suis retrouvé à Orléans, j'y fis donc une transition logique vers l'association "Le Briquet".

Au Briquet, les membres sont sympathiques et très cultivés (comme ils l'étaient à La Bourguignotte bien entendu), principalement axé sur la recherche historique, l'aspect figurine demeure confiné à une pratique personnelle et invisible du fait que toutes les richesses se trouvent chez les membres. L'élaboration d'un bulletin de liaison trimestriel occupe beaucoup de leur temps et dévore les énergies. C'est le prix pour transmettre la connaissance, beaucoup auraient renoncé.
Nous en discutions souvent et étions nombreux à penser qu'il faudrait plus d'échanges techniques. Donc de là à faire le pas, il n'y a qu'un pas justement...
http://ma-vie.com, la suite...
Depuis juillet 2005, me voilà installé dans l'Allier (03), à
Montoldre (± 650 hab. entre Vichy et Moulins). C'est joli - et calme - . Il me faudra un peu de temps pour reprendre le rythme de production qui était déjà très bas j'en conviens, il faut aussi que je me bricole un coin à moi pour faire du bon boulot...
Et puis pour reprendre ce qui est évoqué au début sur les rencontres, j'essaye de participer dès que je peux à quelques "Figostages" qu'un certain JBT

, à qui j'exprime ici ma plus haute considération, dispense avec une réelle efficacité et beaucoup de sincérité.
La suite, dans ces pages - Bonne continuation.

Montoldre, donjon de Gayette, XV
e siècle,
donné aux pauvres en 1691 par un conseiller du Roi Louis XIV,
aujourd'hui maison de retraite.